Elections Européennes du 25 Mai 2014

131104-Drapeau-EuropeImaginons un instant une Europe sans Union. Rappelons-nous tous ces embouteillages pour simplement traverser la frontière et pour uniquement effectuer quelques emplettes, un petit circuit touristique ou rendre visite à des amis ou à un membre de sa famille habitant dans le pays voisin. Souvenons-nous de la complexité des démarches administratives indispensables pour organiser une sortie scolaire en « terre étrangère » ou pour exclusivement traverser la frontière. Remémorons-nous aussi la perte d’argent, tant pour les particuliers que pour les entreprises, dû au taux de change. Un porte-monnaie rempli de plusieurs devises et toujours calculer ce que les différents paiements représentaient dans sa monnaie nationale. Autrefois, chaque pays était retranché sur lui-même, épiait celui que la propagande nationaliste décrivait comme ennemi héréditaire alors que le voisin n’est pas si différent de nous.

L’Europe n’est pas une chose lointaine ou une préoccupation exclusive d’élites ; elle fait partie intégrante de notre quotidien et s’applique concrètement. La construction de l’Europe et tous ses effets positifs ont peu à peu fait partie de notre vie quotidienne, si bien qu’ils en sont devenus invisibles. Certes, l’Union Européenne n’est pas parfaite, il est aisé de la critiquer.

Un tiers des lois nationales viennent des décisions du Parlement Européen. Beaucoup de travaux doivent être réalisés pour une Europe de proximité tel que la convergence fiscale des régimes de retraites et de protection maladie pour endiguer le dumping social et la distorsion de concurrence, la suppression de la double déclaration des revenus issus des pensions publiques, la possibilité de bénéficier d’offres de téléphonie mobile avec la même facturation que dans son pays d’origine et d’offres télévisuelles comportant d’office les chaines du pays voisin, encourager la desserte par transports collectifs « transfrontaliers », adapter les lois et les règlements aux réalités locales, multiplier en fonction des besoins réels de l’économie, les formations diplômantes « transfrontalières », encourager l’apprentissage de la langue du voisin.

C’est en transformant les espaces frontaliers en véritables espaces communs au-delà des frontières nationales que se concrétisera et s’épanouira l’Europe de demain.

Nous pouvons y participer ! C’est pour cette raison que chaque concitoyen doit se mobiliser pour faire entendre ses besoins locaux au sein d’une Europe élargie pour améliorer notre qualité de vie.

Le 25 Mai, soyons citoyen : votons aux élections européennes.

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